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Le guide du globe trotteur responsable

Voyager est l’une des manières les plus humaines pour comprendre à quel point le monde est grand et que nous ne sommes qu’une infime partie de cet immense système planétaire. C’est également une façon de faire des rencontres qui risquent de changer notre vie, de trouver qui nous sommes, de se créer une définition de ce qu’est la maison, de réaliser qui sont nos êtres chers qui nous manquent autant, de comprendre en quoi nou sommes différents des autres et pourtant si similaires, de réaliser comme nous sommes chanceux de vivre comme nous vivons ou au contraire envier les autres, prendre du temps pour soi, vivre des aventures que jamais on aurait essayé dans le confort de notre vie quotidienne, oublier notre stress habituel, éprouver de l’empathie, tripper quoi! Vous avez compris je crois. 

J’ai personnellement eu la chance depuis mon plus jeune âge d’avoir des parents qui ne se contentèrent pas d’attendre que mon frère et moi soyons majeurs pour nous faire découvrir le monde. Le monde s’est élargie tranquillement allant de visites au musées à quelques heures de chez nous jusqu’à prendre l’avion pour la première fois à quatre ans. Ce n’est pas une question de moyens financiers, au contraire, nos parents se sont donnés les moyens pour nous offrir les étoiles et nous faire croire que notre vie était une aventure en soi. 

En vieillissant, j’ai commencé à réaliser que voyager avait un impact écologique et que je me devais de prendre mes responsabilités. Alors que certains coins du monde ne m’ont pas exigés beaucoup d’efforts, d’autres m’ont forcés à me préparer en conséquence. Voici quelques trucs que j’ai développées en cours de route!

L’avion 

La première chose serait quant aux repas, collations et breuvages. Personnellement je refuse les collations qui créent des déchets inutiles, mais il m’est arrivé de me faire offrir des biscuits sans traces d’emballages. Ma solution de rechange c’est des collations de types noix ou fruits séchés que je glissent dans des sacs de tissu. Quant aux breuvages, j’ai toujours ma bouteille d’eau réutilisable avec moi que je remplis soit après les douanes à l’aéroport dans les abreuvoirs (tout dépendant le pays où vous vous situez), sinon je demande aux agents de bord de me la remplir lorsqu’il passent pour les breuvages et il m’arrive de m’acheter une canette d’eau pétillante au hors-taxe que je recycle à mon arrivée (pas toujours possible selon la destination). Ma napkin de tissu est très pratique également puisque les serviettes jetables sont récurrentes.

Les émissions de carbone  

Que vous preniez l’avion, le bateau, la voiture ou autre transport polluant, pour vous rendre à votre destination ou pour vous y déplacez rendu là-bas, il faut accepter que vous allez nécessairement laissez une trace de carbone sur votre passage. Plusieurs moyens sont possibles pour les compenser! Il y a bien sur les crédits carbones dont les sites sont parfois très utiles soient pour comprendre le nombre de tonnes produites ou même pour payer pour soutenir une bonne cause qui servira à planter des arbres ou à nettoyer les océans. Personnellement mon moyen préféré est de simplement faire un effort. Je m’explique. Lors de mon dernier séjour au Mexique, moi et ma famille avons pris l’initiative de nettoyer une plage dont la pollution était sans nom, ramassant plus de 30 lbs de déchets en 5 jours. En Californie, j’ai visité le plus de parcs nationaux possibles de la région afin d’encourager ce genre de tourisme en plus de prendre le transports en commun. Alors qu’à Hawaii, nous avons encouragé des entreprises locales autant pour les activités que pour les restaurants et les épiceries. Ce ne sont que quelques exemples qu’ils vous est plus accessible d’essayer et qui (à  mon humble avis) peuvent avoir un impact positif.

Dans ma valise j’amène … 

Trousse de beauté

shampoing solide + revitalisant solide (à l’intérieur d’un sac imperméable)

savon en barre

brosse à dent en bambou

-pastilles de pâte à dent 

soie dentaire compostable

cure oreille en silicone 

-baume à lèvre avec un tube compostable

crème solaire Les trappeuses 

-brosse à cheveux en bambou 

déodorant RoseCitron (possibilité de faire le remplissage en vrac)

Sac à dos

-bouteille d’eau 

spork en bambou (attention: en métal il ne passera pas aux douanes s’il est dans votre sac) 

pailles en bambou (ou en verre ou métal si dans la soute à bagages lors des douanes)

serviette en tissu 

sac réutilisable pour collation

tasse réutilisable (pour les adeptes de smoothie et de café)

Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé, c’est pourquoi je porte attention à …  

-ne rien oublier à la maison afin de ne pas avoir à dépenser inutilement pour un article qu’on possède déjà 

-planifier à l’avance nos déplacements et favoriser la marche ou les transports en communs 

– penser aux déchets que l’on produit

– éviter les dépenses de vacances qui finiront à la poubelle (du type s’acheter un banjo parce que c’est drôle) 

– encourager les locaux notamment dans les marchés

– si vous avez des suppléments de nourriture pensez à les offrir aux sans domiciles fixes 

– visiter des parcs nationaux nous permet de découvrir la région d’une autre perspective tout comme les instituts de conservations et de protection de la faune et de la flore 

– avertir notre serveur que l’on ne souhaite pas avoir de paille 

– ramener ses restes de nourriture du restaurant et les manger plus tard (collation de minuit :) 

– refusez les sacs plastiques dans les magasins 

– traîner son kit zéro déchet sur vous partout où vous allez 

– respectez les règles des pays qui nous accueillent (si le plastique n’est pas acceptez dans leur recyclage, on le respecte en ne souillant pas leur bac avec notre déchet)  

– appréciez leurs bons coups et revenir avec de l’inspiration pleins la tête 

 

En règle générale, je vous dirais qu’il vaut mieux garder à l’esprit qu’on se doit de laisser la terre d’accueil mieux qu’elle ne l’était à notre arrivée. Ou du moins, pas pire. 

 

#be the change

Par Ariane Légaré