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10 bonnes raisons de se faire une table végétale pour le réveillon

Ahhhh les belles tablées québécoises et ces traditions culinaires ancrées en nous ! Aux fêtes de fin d’année, on aime bien manger, découvrir de nouveaux ingrédients et offrir aux invités beaucoup d’amour et d’attentions à travers l’assiette.

Depuis quelques années on remarque qu’en famille ou entre amis, on échange de plus en plus sur le sujet de la cuisine végétale. Ses adeptes, qu’ils soient végétariens, végétaliens ou véganes, qu’ils empruntent ce mode de vie à temps plein ou partiel, sont en pleine croissance. Ils ont décidé d’emboîter le pas, soit pour une question d’éthique animale, soit pour réduire leur empreinte écologique, ou parfois, pour des questions de santé. Alors que pour plusieurs, le changement des habitudes alimentaires n’est pas facile, convaincre le reste de la famille l’est souvent encore moins. On a parfois même l’impression d’abandonner de vieilles traditions familiales. Pourtant, plusieurs grands classiques de notre cuisine québécoise peuvent facilement être végétalisés et rester tout aussi intéressants pour nos yeux, notre nez et nos papilles.

Selon l’avis de plusieurs, la réduction des produits alimentaires de provenance animale est une très bonne chose. Les recherches et statistiques sur le sujet sont assez claires et abondent dans le même sens. On n’est peut-être pas obligé de devenir végane, mais on est en droit de penser que c’est le devoir de tout le monde de faire sa part. Je suis d’avis que le changement des habitudes alimentaires n’est pas que l’affaire de quelques marginaux capricieux en quête d’un nouveau genre, mais qu’il s’agit plutôt d’une belle et grande responsabilité collective. On est rendu là !

On vient d’entrer dans la féerie de Noël, alors j’ai pensé que c’était le moment idéal de partager de bonnes raisons, pour nous, la planète et les animaux, de se faire une table végétale cette année pour le réveillon. À cet effet, on peut trouver une multitude de très belles recettes sur Internet. Les idées sont nombreuses : tourtière de millet, ragoût de champignons, potage sans produits laitiers, fromages de noix, cretons végétaliens, faux-mon fumé, fèves sans lard, desserts, et bien d’autres ! Aussi, les marchés tels Avril, Moisson et Rachelle Béry, pour ne nommer que ceux-là, offrent de délicieux plats VG préparés si le temps manque pour en cuisiner nous-mêmes.

Je vous partage également quelques liens coup de cœur qui vous permettront de trouver toutes les recettes essentielles à la préparation de votre réveillon :

La cuisine de Jean-Philippe (https://www.lacuisinedejeanphilippe.com/recettes/)

Une maman végane (http://www.unemamanvegane.com/)

Meadow and land (https://www.meadowandland.com/https/trudy-crane-jha5squarespacecom/config/pages/59af53ab03596e51ce1470ea)

Loounie Cuisine (https://www.facebook.com/loounie/)

Les véganes mangent quoi (https://www.facebook.com/groups/lesveganesmangentquoi/)

 

Et maintenant, voici 10 bonnes raisons de se faire une table végétale pour le réveillon :

 

  1. D’abord, parce que c’est franchement délicieux ! Faites découvrir aux plus sceptiques de nouvelles saveurs et des plats gourmands. La cuisine végétale, comme n’importe quel type de cuisine, lorsqu’on prend le temps de bien la préparer, est exquise ! Et n’ayons pas peur de le dire, c’est aussi autre chose que des salades et du végé-pâté.
  2. Les restes des repas sans produit d’origine animale se conservent beaucoup plus longtemps. On évite ainsi le gaspillage.
  3. Votre compte de banque sera content ! En vous concentrant sur l’achat de produits végétaux, vos coûts seront considérablement réduits. La facture d’épicerie vous étonnera !
  4. Le 7 janvier, votre pèse-personne, votre foie et votre vitalité vous remercierons. Manger végé, c’est se sentir mieux, avoir une meilleure énergie et dire non à cet état de trop-plein si désagréable. Manger végé, c’est se sentir rassasié, mais tout de même bien dans son corps.
  5. Vite fait ! Bien fait ! Cuisiner les plantes est souvent très simple, moins long et moins compliqué. Vous aurez ainsi plus de temps à passer avec les gens que vous aimez !
  6. Avant d’acheter certaines variétés de poissons et fruits de mer, pensons au fait que trop souvent les pêches industrielles rejettent par-dessus bord une part importante de prises accessoires (by catch). Ces prises proviennent surtout d’opérations par chalutage et il n’est pas rare que les fonds marins soient, bien malheureusement et sans trop de précautions, grattés. On s’en doute, ce type d’opération altère considérablement les écosystèmes qui s’y trouvent. Chaque année, ce serait des millions de tonnes de poissons qui sont pêchés inutilement, mais aussi des mammifères marins, des oiseaux, des tortues, parfois même des dauphins. Comme l’explique Jonathan Safran Foer dans son livre « Faut-il manger des animaux », pour 500 grammes de crevettes, 13 kg d’autres animaux marins ont été tués et rejetés à la mer. À ce sujet, La Fondation David Suzuki a publié un palmarès des 10 meilleurs choix de produits de la mer : http://aquaculturequebec.org/upload_documents/10-choix-poisson-david-suzuki.pdf
  7. Nos choix alimentaires ont un impact qui se rend loin. Dans son livre « Plaidoyer pour les animaux », Matthieu Ricard cite les résultats d’une étude publiée par l’Organisation internationale du travail sous l’égide des Nations unies;si plus de 60 milliards d’animaux terrestres et 1 000 milliards d’animaux marins sont tués chaque année pour notre consommation, les êtres humains et l’environnement pâtissent également de cette situation. 775 millions de tonnes de maïs et de blé, ainsi que 200 millions de tonnes de soja (90% de la production mondiale), qui pourraient nourrir les habitants des pays où ils sont cultivés, sont consacrés chaque année à l’alimentation du bétail destiné à la production de viande dans les pays développés, ce qui ne fait qu’aggraver la précarité des populations les plus pauvres. »
  8. Limitons autant que possible nos GES. Selon le site web de Greenpeace Canada, le secteur de l’élevage est responsable de 14 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, ce qui correspond approximativement aux émissions mondiales du secteur des transports.
  9. N’oublions pas la souffrance animale à travers les élevages industriels. On le sait, plusieurs études l’ont démontré, les animaux sont des êtres sensibles, capables de ressentir la douleur. Trop souvent ils sont victimes de traitements douteux de la part des humains. Par exemple, la Directrice générale de la SPCA de Montréal, chercheuse et autrice, Élise Desaulniers nous explique dans son livre « Je mange avec ma tête », qu’évidemment, pour produire des cochons, il faut des truies. Ces mères porteuses à temps plein enfilent les grossesses l’une après l’autre. Elles passent tout le temps de leur gestation coincées dans des « caisses » de 60 cm de large, un espace qui ne leur permet pas de se retourner. Elles sont aussi contraintes de dormir et de faire leurs besoins au même endroit. On comprend donc que manger davantage d’aliments d’origine végétale, c’est aussi réduire la souffrance animale.
  10. Enfin, j’aime bien cette pensée de Matthieu Ricard qui dit : se préoccuper du sort des quelques 1,6 million d’autres espèces qui peuplent la planète n’est ni irréaliste ni déplacé, car, la plupart du temps, il n’est pas nécessaire de choisir entre le bien-être des humains et celui des animaux. Nous vivons dans un monde essentiellement interdépendant, où le sort de chaque être, quel qu’il soit, est intimement lié à celui des autres. Il ne s’agit donc pas de s’occuper que des animaux, mais de s’occuper aussi des animaux.

En vous souhaitant toutes et tous un chaleureux temps des fêtes, des repas colorés et goûteux, puis des réveillons à votre image.

Et surtout, n’hésitez pas à nous partager en commentaires vos meilleures recettes végé !

Par Marie-Eve Rodrigue